La frontière géographique. Une voie verte de Menin à Espierres.

Transformer la frontière-limite en une continuité publique, la voie verte, et "renaturer" cette frontière par un travail de visibilité de l'écoulement naturel des eaux.  

  • La frontière géographique.  Une voie verte de Menin à Espierres.
  • Roman Lassalle - Diplôme – Projet de fin d'études (PFE) Ecole nationale supérieure d'Architecture et de Paysage de Lille (ENSAPL)
  • Bénédicte Grosjean, Pierre Bernard
  • Le tracé de l'Espierre, rivière enterrée entre Mouscron, Tourcoing  et Wattrelos
  • Septembre 2018 – janvier 2019

En de nombreux endroits, la frontière pourtant urbaine entre Mousrcon et Tourcoing, est un lieu de relégation et de séparation, de friches peu investies, de grillages et de fonds de parcelles. Pourtant, elle suit là historiquement le lit d'une rivière, aujourd'hui enterrée, et des problématiques d'inondation y sont fréquentes.
Ce creux géographique pourrait plutôt rassembler des usages, mieux gérer l'eau qui ruisselle, et être un fil conducteur plutôt qu'une barriere.

Le projet propose l'aménagement continu d'une "voie verte" (cyclable) publique, qui suit le tracé de la frontière depuis Menin jusqu'au canal de l'Espierre.
La coupe de la voie verte s'adapte selon qu'elle traverse des milieux urbains, agricoles ou humides, mais elle garde une lisibilité constante par ses plantations, les matériaux et le travail du sol.    
La voie verte s'accompagne d'un processus de re-découverte de la frontière comme lit du ruisseau Espierres : sur son parcours, elle collecte les eaux de ruissellements, elle cotoie des lieux de tamponnement et d'épuration phytosanitaire.
Par la transformation des espaces publics qu'elle implique, elle revalorise de nouveaux fonciers pour du logement, ou crée des   croisements, propices aux commerces.

Cette proposition enrichit le premier shéma de l'Espace Bleu (les corridors) en rajoutant un axe de mobilité supplémentaire à grande échelle, entre Menin et le canal de l'Espierre, qui recoupe en son milieu le grand rectangle de l'Espace Bleu (Lille – Espierres – courtrai  – Deulémont).
Le projet permet aussi d'exprimer directement pour le grand public, l'importance historique des cours d'eau dans la construction du territoire transfrontalier.
Les propositions spatiales visent à retisser des liens entre voisinages proches, en transformant les limites en un lieu fort de continuité publique, propice à de nombreux usages, de l'écologie au commerces de proximité.